C’est l’une des contrées les moins visitées d’Amérique du Sud. Ici, rien n’a de panneaux, de billets ni d’horaires d’ouverture.
1 La proue et les falaises nord
L’extrémité nord du Roraima se resserre en pointe comme l’étrave d’un navire et plonge en parois surplombantes vers la forêt, très loin en contrebas. Après la pluie, des cascades se déversent du rebord et sont dispersées en brume par le vent. Depuis les crêtes boisées au nord, par un matin clair, la face entière est visible.
En pratique : Accessible uniquement par une expédition de plusieurs jours, ou visible depuis un vol charter.
2 Le plateau sommital
Une surface lessivée par les pluies, de grès noir sculpté, avec des ravines, des tourbières, des cristaux de quartz et des plantes carnivores. Le point où les trois pays se rejoignent est marqué par une petite pyramide. La partie guyanienne du plateau est rarement visitée, même par ceux qui montent à pied depuis le Venezuela.
En pratique : Accessible aux marcheurs uniquement par le versant vénézuélien.
3 Le pays des tepuis
Le Roraima appartient à une chaîne de montagnes tabulaires le long de la ligne de partage des eaux, dont son jumeau le Kukenán, au Venezuela. Côté guyanien, les Pakaraima se déroulent en crêtes boisées entaillées par des rivières que les tanins teintent de rouge, avec le mont Ayanganna et d’autres sommets plats à l’est.
En pratique : S’apprécie le mieux depuis les airs ou depuis les hauteurs proches des villages.
4 Les villages du haut Mazaruni
Des communautés akawaio et arecuna comme Kamarang, Phillipai et Waramadong vivent le long des rivières au pied de la montagne, qui occupe une place importante dans leurs traditions. Les visiteurs sont rares et doivent venir sur arrangement avec le conseil du village.
En pratique : Accès en petit avion et en bateau. Autorisation obligatoire.
5 Survols panoramiques
Un avion léger affrété à Ogle peut voler vers l’ouest au-dessus du Mazaruni jusqu’à la lisière des tepuis. Par beau temps, le pilote peut décrire des cercles en vue des falaises du Roraima ; bien des jours, les nuages recouvrent entièrement le sommet.
En pratique : Le prix du charter vaut pour l’avion entier ; pas de remboursement en cas de nuages. Le petit matin offre les meilleures chances.


