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Une famille de loutres géantes au bord de l’eau, parmi des plantes flottantes

Faune, ornithologie et pêche au Guyana

Les « géants » d’Amérique du Sud, plus de 800 espèces d’oiseaux et des rivières parmi les moins pêchées du continent — avec une idée honnête de vos chances.

Les forêts du Guyana font partie du plateau des Guyanes, l’un des plus vastes blocs de forêt tropicale intacte qui subsistent sur Terre. La faible densité humaine et la difficulté d’accès ont préservé des populations animales en bonne santé, et plusieurs lodges existent précisément grâce à certains animaux. Mais c’est une forêt tropicale, pas une plaine ouverte : les animaux se voient à force de patience, de départs matinaux et de bons guides locaux, pas en troupeaux depuis un véhicule. Rien sur cette page n’est garanti.

Les animaux pour lesquels on vient

EspèceMeilleurs endroitsQuandChances réalistes
Loutre géanteKaranambu, Rewa, la rivière Rupununi ; IwokramaToute l’année ; plus facile quand les rivières sont basses (de septembre à avril environ)Bonnes sur un séjour de deux ou trois nuits
Tamanoir (fourmilier géant)La savane du nord du Rupununi, autour de KaranambuToute l’année, à l’aubeBonnes avec des pisteurs locaux
JaguarLa route qui traverse Iwokrama ; les berges des rivières du RupununiSaisons sèches, à l’aube et au crépusculePossible, jamais promis — beaucoup de visiteurs le manquent
Caïman noirYupukari (Caiman House), Karanambu, IwokramaToute l’année, de nuitTrès bonnes
ArapaïmaRewa, les étangs et bras morts du RupununiSaison sèche, quand les poissons sont concentrésBonnes à Rewa ; on le voit remonter respirer en surface
Harpie féroceMonts Kanuku, Surama, Iwokrama, RewaDépend de la présence d’un nid actifBonnes quand un nid est occupé ; sinon peu probables
Coq-de-roche orangeKaieteur ; Wowetta et la forêt près d’Atta et de SuramaLes leks sont les plus actifs en début d’annéeBonnes sur les leks connus
Tortues marines (quatre espèces)Shell BeachDe mars à août environBonnes au plus fort de la saison
Hoazin (l’oiseau national)Rivières Mahaica et Abary, la CanjeToute l’année, tôt le matinTrès bonnes
Lamantin des CaraïbesLe Jardin botanique de Georgetown et les étangs du National ParkToute l’annéeQuasi certaines
Une famille de loutres géantes au bord de l’eau, parmi des plantes flottantes
Les loutres géantes vivent en groupes familiaux et sont étonnamment bruyantes.

Calendrier de la faune

Au Guyana, les saisons sont dictées par la pluie, non par la température. Les dates varient d’une année à l’autre : voyez-y des tendances.

MoisConditionsFavorable pour
JanvierFin de la petite saison des pluies sur la côte ; Rupununi le plus souvent secLeks de coqs-de-roche, observation des oiseaux en forêt entre deux averses
Février–avrilGrande saison sècheChances de jaguar sur la route d’Iwokrama, loutres géantes, arapaïmas, premières tortues à Shell Beach à partir de mars environ
Mai–aoûtGrande saison des pluies ; rivières hautes, savane inondéeKaieteur en pleine crue, ponte des tortues, oiseaux d’eau sur le Rupununi inondé ; les mammifères sont plus difficiles à trouver
Septembre–novembreSeconde saison sèche ; rivières en décrueSouvent la meilleure période à tous égards : loutres, caïmans, pêche, plages de rivière, sentiers faciles
DécembreDébut de la petite saison des pluies sur la côte et en forêtLodges plus calmes ; l’ornithologie reste bonne

Ornithologie

Plus de 800 espèces ont été recensées, et les ornithologues viennent pour les spécialités du plateau des Guyanes : coq-de-roche orange, harpie féroce et harpie huppée, coracine chauve, coracine rouge, agami trompette et, dans les savanes, la conure soleil et le chardonneret rouge, tous deux très localisés. Un voyage ornithologique type de deux semaines couvre la côte (le Jardin botanique et les rivières à hoazins), Kaieteur, Iwokrama et Atta, Surama et le Rupununi.

  • Le Jardin botanique de Georgetown offre une première matinée réellement intéressante : perroquets, toucans, le pic rougeâtre et une longue liste d’autres espèces avant le petit déjeuner.
  • La passerelle de la canopée d’Iwokrama vous met à hauteur d’yeux des rondes d’oiseaux de la canopée, à l’aube.
  • Les guides spécialisés font une différence énorme ; beaucoup des meilleurs viennent des villages eux-mêmes. Demandez expressément un guide ornithologue au lodge ou à l’opérateur.
Gros plan sur un ara bleu et jaune
Les aras se voient tous les jours autour des lodges de l’intérieur.

Pêche

Les rivières du Guyana abritent le peacock bass (appelé ici lukanani), le payara, l’arowana, de gros poissons-chats et l’arapaïma, l’un des plus grands poissons d’eau douce à écailles du monde. La pêche sportive se pratique avec remise à l’eau (no-kill) par l’intermédiaire de quelques lodges communautaires — Rewa est le plus connu pour l’arapaïma à la mouche —, dans le cadre d’accords qui limitent le nombre de pêcheurs chaque saison. La saison suit les basses eaux des mois secs ; dates et permis sont gérés par le lodge ou par un opérateur spécialisé dans la pêche, et les séjours se réservent longtemps à l’avance.

Ailleurs, le personnel des lodges emmènera volontiers ses hôtes quelques heures, ligne à main en poche, taquiner le piranha ou le lukanani pour la marmite. Ne pêchez jamais dans les eaux d’un village sans demander.

Deux arapaïmas, parmi les plus grands poissons d’eau douce du monde, nageant dans un bassin
L’arapaïma est protégé au Guyana ; la pêche communautaire avec remise à l’eau contribue à financer sa conservation.

Observer la faune de façon responsable

  • Faites appel aux guides locaux et aux lodges communautaires — ces revenus sont la raison pour laquelle les habitats sont préservés.
  • Gardez vos distances avec les catiches de loutres, les nids et les tortues en ponte ; suivez les consignes du guide sur les lampes et le flash.
  • Ne demandez pas que l’on appâte les animaux, qu’on les manipule ou qu’on les poursuive en bateau.
  • N’achetez pas de produits issus de la faune sauvage, plumes et écaille de tortue comprises.
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Bon à savoir

Faune : questions fréquentes

Questions fréquentes

Verrai-je un jaguar au Guyana ?

Peut-être. Iwokrama jouit d’une solide réputation et certains groupes en voient un sur la route au crépuscule, mais bien des visiteurs passent une semaine en forêt sans la moindre observation. Venez pour la forêt dans son ensemble et considérez le jaguar comme un bonus.

Le Guyana convient-il à un premier voyage en forêt tropicale ?

Oui, pourvu que vous aimiez chercher. Les lodges sont petits, les guides excellents et vous partagerez rarement un sentier. Si vous voulez observer des mammifères avec plus de régularité, la savane ouverte et les rivières du Rupununi sont plus fiables que la forêt profonde.

Faut-il être un ornithologue passionné pour en profiter ?

Pas du tout. Aras, toucans, hoazins et coqs-de-roche impressionnent tout le monde, et les guides s’adaptent au groupe.

Y a-t-il des animaux dangereux ?

Serpents, caïmans et insectes piqueurs existent, et les guides savent éviter les problèmes. Les risques concrets sont plus ordinaires : soleil, déshydratation, piqûres d’insectes et sentiers glissants. Suivez le guide et portez des chaussures fermées.